Le pan de bois ne date pas ce qu’il cache
Le colombage est le premier réflexe de lecture, et le plus trompeur. Une façade à pans de bois du centre ancien ou d’un village de la couronne date le gros œuvre, pas le remplissage entre les bois, pas les enduits, pas les doublages posés depuis. Un torchis d’origine, un remplissage en brique du dix-neuvième siècle et un doublage plâtre des années soixante-dix peuvent coexister dans le même mur.
Pour nous, cela change une chose précise : nous repérons ce qui est accessible sans démontage. Sous un doublage, un matériau d’origine reste hors mission. Votre rapport le dira, et c’est cette mention que votre acquéreur relira, pas la conclusion.
Notez donc ce que vous savez avoir été recouvert, doublé ou ravalé, et quand. Votre information imprécise mais signalée vaut mieux qu’un silence : elle oriente notre repérage vers les zones où il reste une chance de voir le support.
Retrouver les deux dates qui déclenchent des obligations
Deux seuils, deux documents différents, et l’un des deux se trompe souvent de critère.
- Construction avant le 1er janvier 1949 : constat plomb
C’est la date de construction du logement qui déclenche le constat de risque d’exposition au plomb, jamais l’aspect des peintures. Beaucoup de maisons de village alsaciennes tombent d’un côté ou de l’autre de cette date sans que la façade le dise.
- Permis de construire délivré avant le 1er juillet 1997 : état amiante
La date qui compte est celle de la délivrance du permis, pas celle de la fin des travaux. Pour une extension ou une surélévation ajoutée plus tard, c’est le permis de cette partie qui s’examine.
- Installations de plus de 15 ans : états gaz et électricité
Les deux se comptent séparément. Dans une maison ancienne, l’électricité a souvent été reprise par tranches et le gaz jamais touché : le second reste alors concerné même si le premier ne l’est plus.

Les dépendances comptent, et personne n’y pense
Le bâti rural alsacien s’organise fréquemment en cour : corps de logis, grange, écurie devenue garage, cave voûtée, comble en surcroît. La question n’est pas de savoir si ces volumes sont beaux, mais s’ils font partie du bien vendu, s’ils sont chauffés et s’ils sont accessibles le jour de la visite.
Un local fermé ce jour-là ne ressort pas comme sain : il ressort comme non visité, donc en limite de mission. Dans une maison à dépendances, c’est le premier écart entre ce que vous croyez avoir fait faire et ce que votre rapport couvre réellement.
Préparez donc les clés, y compris celles des locaux que vous n’utilisez plus, et signalez d’avance ce qui restera inaccessible : une cave inondée, un comble sans plancher, un local occupé par un tiers.
Une maison, plusieurs époques d’équipement
Les rénovations successives créent des générations d’équipements qui ne se datent pas ensemble. La chaudière peut avoir dix ans, les fenêtres vingt, l’isolation des combles cinq, et les murs aucun traitement du tout. Pour le DPE, chacune de ces dates entre séparément dans la description.
Photographiez vos plaques signalétiques plutôt que de nous recopier une marque de mémoire, et rassemblez vos factures d’isolation. Une amélioration que vous avez payée mais que vous ne pouvez pas dater reste invisible dans le calcul : nous ne retenons que ce que nous constatons ou ce que vous justifiez.
Le contexte du sol et des risques, à sa juste place
Les communes du secteur sont classées en zone de sismicité 3, dite modérée, et l’aléa de retrait-gonflement des argiles y varie de faible à fort selon la commune, parfois d’un secteur à l’autre au sein d’une même commune. Ces informations figurent à l’état des risques.
Elles décrivent un contexte, jamais l’état d’un bâtiment. Une maison ancienne peut avoir traversé un siècle sans désordre sur un sol classé en aléa fort, et une construction récente présenter des fissures sur un aléa faible. La page locale de votre commune donne ces trois repères et le lien vers le service officiel pour vérifier à l’adresse.
Vérifiez-nous avant de nous confier la mission
Trois contrôles, dans cet ordre, et le premier vous coûte deux minutes.
La certification, dans l’annuaire officiel
Le ministère chargé du logement publie la liste des diagnostiqueurs certifiés : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés. La certification se délivre par domaine et par personne, jamais à une entreprise en bloc : vérifiez que le domaine couvre le diagnostic que vous commandez et que les dates sont en cours.
L’assurance professionnelle
Réclamez l’attestation de responsabilité civile professionnelle et lisez la période couverte ainsi que les activités mentionnées. Une attestation valable pour un domaine ne l’est pas forcément pour le vôtre. La nôtre vous est remise sur simple demande.
Un devis qui décrit votre mission
Votre devis doit identifier le bien, énumérer les contrôles inclus et signaler les frais liés aux dépendances ou aux déplacements. Deux montants ne se comparent que si les missions se comparent. Le nôtre est gratuit et il les nomme.
À lire ensuite
Diagnostics avant vente
Vous vendez : tous vos diagnostics sur une seule visite, et le dossier remis avant la promesse. Devis gratuit.
À lire pour un bâti ancien →Diagnostics amiante et plomb
Deux dates décident, pas l’aspect de vos murs : le permis pour l’amiante, l’année de construction pour le plomb. Devis gratuit.
À lire pour un bâti ancien →État des risques
Votre état des risques se lit à votre adresse, jamais à votre commune. Établi à la parcelle, sources du jour. Devis gratuit.
À lire pour un bâti ancien →Sources et portée de ce guide
Sources des seuils cités : service-public.gouv.fr, fiches F1142 (constat plomb), F10798 (diagnostics à la vente) et F18692 (électricité), consultées le 2026-08-27. Données de sismicité et d’argiles : Géorisques, relevés du 2026-08-11 consignés commune par commune.
Ce guide décrit le cas général. Ce qui vous est réellement dû dépend de votre bien, de sa date de construction, de vos installations et de votre opération. Nous arrêtons cette liste avec vous, gratuitement, avant d’intervenir, et le cabinet engage sa responsabilité sur ce périmètre comme sur les rapports qu’il vous remet.